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l’École supérieure d’art des Pyrénées

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voyage aux pyrénées_et retour

École supérieure d’art des Pyrénées — Pau
Atelier de recherche et de création 2013-2014
avec des étudiants de la classe de 5e année
mention design graphique multimédia.

Transfert en cours.

« Notre prisme est celui de la commande, du déplacement et du temps imparti pour ce faire. Notre prise est de l’ordre du prélèvement. À peine sommes-nous arrivés que nous devons nous y mettre. Évaluer la situation et le parti que nous pourrons ou pas en tirer. Il y a peu de transitions. Nous ne décrochons jamais tout à fait. Dans un qui-vive permanent, nous démarrons au quart de tour. Nous nous devons d’être rapides, de nous saisir de la question (de notre objet, tant que nous y sommes) au plus vite. De décider ce qui ressort de notre matière ou non. Il nous faut être, à chaque fois, aux aguets, disponibles et concentrés. Et compter avec les circonstances (qui, comme chacun sait, peuvent être défavorables). La première fois doit être la bonne, car, hormis des impondérables dus au mauvais temps ou à la lumière, nous renverrons très peu en arrière. Nous n’en avons ni le loisir, ni le temps. Quelques images et quelques notes, c’est souvent tout ce qu’on a lorsqu’on repart, pour alimenter ensuite notre matière – la référence, le souvenir de l’endroit et cette double écriture que nous tentons ici… »
Oliver Domerg, La fabrique du plus près, Le Bleu du ciel, 2011

seule existe la marche…

« Seule existe la marche, et ton regard, qui se pose et glisse, ignorant le beau, le laid, le familier, le surprenant, ne retenant jamais que des combinaisons de formes et de lumières qui se font et se défont, sans cesse, partout, dans ton œil, aux plafonds, à tes pieds, dans le ciel, dans ton miroir fêlé, dans l’eau, dans la pierre, dans les foules. Places, avenues, squares et boulevards, arbres et grilles, hommes et femmes, enfants et chiens, attentes, cohues, véhicules et vitrines, bâtiments, façades, colonnes, chapiteaux, trottoirs, caniveaux, pavés de grès luisant sous la pluie fine, gris, ou presque rouges, ou presque blancs, ou presque ours, ou presque bleus, silences, clameurs, vacarmes, foules des gares, des magasins, des boulevards, rues noires de monde, quais noirs de monde, rues désertes des dimanches d’août, matins, soirs, nuits, aubes et crépuscules. »
Georges PerecUn homme qui dort, Denoël, 1967

marcher…

« La marche est une expérience sensorielle totale ne négligeant aucun sens, pas même le goût qui connaît les fraises de bois, les framboises sauvages, les myrtilles, les mûres, les noisettes, les noix, les châtaignes, etc.., selon les saisons. […] La marche transfigure les moments ordinaires de l’existence, elle les invente sous des nouvelles formes. (p. 31-32)
La relation de l’homme qui marche à sa cité, à ses rues, à ses quartiers, qu’il les connaisse déjà ou les découvre au fil de ses pas, est d’abord une relation affective et une expérience corporelle. […] L ‘expérience de la marche urbaine sollicite le corps en son entier, elle est mise en jeu constant du sens et des sens. (p. 121)
Marcher implique de réduire l’usage du monde à l’essentiel. Le chargement à importer doit être restreint à l’élémentaire d’une poignée de vêtements et d’ustensiles. […] La marche est dépouillement de soi, elle relève l’homme dans un face à face avec le monde. […] La marche est une voie de déconditionnement du regard, elle fraie un chemin non seulement dans l’espace mais en soi elle mène à parcourir les sinuosités du monde et les siennes propres dans un état de réceptivité, d’alliance. » (p. 162)
David Le Breton, Éloge de la marcheMétaillé, 2000
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marcher, photographier…

« Cet ouvrage porte sur quelques artistes et photographes contemporains interrogeant les représentations du déplacement par le biais de l’image, et notamment de la photographie. Beaucoup d’artistes contemporains réfléchissent à la mobilité en tant que système de circulation des individus, informations et marchandises. Mais rares sont ceux qui s’inscrivent dans l’expérimentation d’un déplacement et invitent, par le biais de l’œuvre qui en découle, à faire vivre – voire revivre – au spectateur ou au lecteur l’expérience. Le terme “déplacement” est à entendre comme franchissement physique d’une distance spatiale. Les artistes qui s’attachent à remettre en question cette notion expérimentent le déplacement et font œuvre au sein de processus mobiles.
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décrire, traduire…

Il est possible que tout ce qui reste de tangible d’une telle expérience réside dans la manière que l’on aura trouvée de la décrire, de la traduire, pour découvrir la myriade d’effets résultant d’un tel déplacement…
Mobilité et migrations nous orientent vers la liberté et/ou les obstacles. Y a-t-il à proprement parler de destination ? Ou bien dérive, errance, promenade ? Qu’en est-il de la capacité ou de la probabilité du retour ? Franchir des seuils engendre des conséquences. De même que la vision diffère en fonction d’un champ élargi ou d’une variation d’angle. Après tout, il s’agit d’un processus d’apprentissage, d’un rituel de passage conduisant du connu vers l’inconnu, de l’étranger vers le familier, avec toutes sortes de permutations intermédiaires possibles, mais toujours de l’ordre du merveilleux.
L’expérience du voyage, proche ou lointain, transforme entièrement l’appréhension de tout lieu. Le fait de s’être déplacé physiquement d’être arrivé, d’avoir passé du temps sur place et aux alentours, d’avoir rencontré ceux qui y habitent, d’avoir senti, entend vu et ressenti un endroit : voilà, cela change tout évidemment. Des mondes séparent ceci de cela, avec plus ou moins de proximité ou de détours, de compréhension et de connaissance. À condition bien sûr de faire preuve d’une bonne dose d’humilité et d’ouverture. Dès qu’ils ont été sollicités, les pieds fourmillent qu’il s’agisse de départ… ou de retour.
Caroline Hancock, Voyage en territoires partagés,
Laboratoire de création du Palais de Tokyo,
éd. Cercle d’art 2013

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d’autres cercles de pierre

Les harrespils sont des blocs de pierre formant des cercles de 4 à 6 mètres de diamètre. Ces « ronds » sont parfois proches les uns des autres, comme les 16 que compte le site du « Couraüs d’Accaüs » que précède un alignement de 48 mètres de longueur, sur le plateau du Bénou, en vallée d’Ossau. Présents dans toutes les vallées pyrénéennes, généralement dans les pâturages d’estives, entre 800 et 2000 mètres d’altitude, ils sont nombreux en vallée d’Ossau, dont 33 sur le seul plateau du Bénou. Les harrespils ne sont pas des véritables cromlechs. Il s’agit en fait de dallettes plantées de chant et entourant une tombe circulaire de type tumulus (âge du Fer) dont la structure s’est effacée au fil des millénaires. Seul le cercle de pierre a survécu et est aujourd’hui seul visible. Le diamètre de ces cercles de pierres est en général inférieur à 15 mètres. Les harrespils sont restés utilisés pendant l’âge du fer.